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Courrier à Madame Catherine Quere, députée de Charente maritime, et à Monsieur Jean Rouger, Maire de Saintes au sujet de leur soutien à Bruno Guigue
Courrier à Monsieur Jean Rouger, maire de Saintes Monsieur le
Maire, A la lecture du journal Sud-Ouest du 25 mars 2008, nous avons été extrêmement surpris de lire, qu'une de tes premières déclarations publique, en tant que Maire socialiste, t'avais amené à apporter ton soutien à l'ex sous-préfet Bruno GUIGUE après son limogeage "pour manquement au droit de réserve", sanction appliquée après la publication de son "point de vue" dans le journal en ligne Oumma.com. Que ces propos aient été publiés par l'organe officieux des frères musulmans et de Tariq RAMADAN aurait dû alerter sur leur "dimension humaniste". Pour autant, ton soutien public, s'il est avéré, pose une double question. S'il s'agit d'un soutien formel, prenant uniquement prétexte du principe fondamental de la liberté d'expression, cela mérite pour le moins débat dans la mesure où, dans la République française, un haut fonctionnaire tel qu'un sous-préfet est contraint par l'obligation de réserve, ce que tout élu de la République devrait connaître et reconnaître. S'il
s'agit d'un soutien sur le fond de ses propos, alors nous sommes dans le cas
d'une dérive grave car, approuver publiquement, en tant qu'élu socialiste, les
écrits d'un individu qui compare la démocratie israélienne au régime nazi, qui
affirme que des snippers abattent des fillettes à la sortie des écoles, qui
compare l'état d'Israël à un artefact colonial ? relèverait alors de la
confrontation politique à laquelle nous te convions. Nous sommes prêts à te rencontrer où et quand tu le jugeras utile, pour en débattre au fond. Courrier à Catherine Quere, députée de Charente maritime Madame la
députée, A la
lecture du journal Sud-Ouest du 25 mars 2008, nous avons été extrêmement surpris
de lire, qu'en tant que Députée socialiste de Charente, tu avais apporté ton
soutien à l'ex sous-préfet Bruno GUIGUE après son limogeage "pour manquement au droit de réserve", sanction appliquée après la publication de son "point de vue" dans le journal en ligne Oumma.com. Que ces propos aient été publiés par l'organe officieux des frères musulmans et de Tariq RAMADAN aurait dû alerter sur leur "dimension humaniste". Pour autant, ton soutien public, s'il est avéré, pose une double question. S'il
s'agit d'un soutien formel, prenant uniquement prétexte du principe fondamental
de la liberté d'expression, cela mérite pour le moins débat dans la mesure où,
dans la République française, un haut fonctionnaire tel qu'un sous-préfet est
contraint par l'obligation de réserve, ce que tout élu de la République devrait
connaître et reconnaître. S'il s'agit d'un soutien sur le fond de ses propos, alors nous sommes dans le cas d'une dérive grave car, approuver publiquement, en tant qu'élu socialiste, les écrits d'un individu qui compare la démocratie israélienne au régime nazi, qui affirme que des snippers abattent des fillettes à la sortie des écoles, qui compare l'état d'Israël à un artefact colonial ? relèverait alors de la confrontation politique à laquelle nous te convions. Nous sommes prêts à te rencontrer où et quand tu le jugeras utile, pour en débattre au fond. Le Président Laurent Azoulai Fait le 27/03/2008 |